Bien se placer

La première chose sera de bien se placer. En général, on arrive sur une étape tôt le matin.....les coureurs ne passant que l'après-midi. Il faut donc absolument anticiper la position du soleil à l'heure du passage des coureurs. Vous devrez avoir ce soleil dans le dos idéalement. S'il ne vous est pas possible d'avoir le soleil dans le dos, le flash vous sera d'une grande aide, nous verrons cela par la suite.

Descente ou montée de col ?

Si vous avez le choix, je vous conseille de vous placer dans une descente de col, dans une épingle. On pense souvent à tord que les photos seront mieux dans la montée, car on aura plus de temps pour prendre des photos, les coureurs allant moins vite. Mais la montée présente le gros désavantage que de nombreux spectateurs choisissent cet endroit pour encourager les coureurs. Vous risquez fortement d'être gênés lors de la prise de vue...avec notamment des mains apparaissant sur le cliché de votre coureur favoris...en lieu et place de sa tête ! Autre inconvénient de la montée...les coureurs grimpent parfois en groupe...vous ne verrez donc que les coureurs placés de votre côté de la chaussée. La preuve par l'exemple :

Dans une descente de col, si vous vous placez dans une épingle, vous aurez donc de nombreux avantages :

  • les coureurs passent à peine plus vite que dans la montée si l'épingle est serrée
  • photo plus dynamique avec le vélo penché
  • moins de spectateurs
  • les coureurs passent un par un

Réflex ou pas ?

Les avantages du réflex numérique sont nombreux pour la prise de vue sportive, avec notamment un déclenchement très rapide....mais il vous est possible de réussir de belles photos avec un bridge sans aucun problème.

Quel objectif et quels réglages ?

Concernant les objectifs, les épreuves cyclistes présentent le gros avantage que l'on peut se placer à seulement quelques mètres de l'action, inutile donc d'avoir une très longue focale. Sur mon réflex, je possède notamment un 17-85mm et un 70-200mm....90% de mes photos sont réalisées avec le 17-85mm, largement suffisant dans de nombreux cas. Mais le 70-200mm peut servir à prendre les coureurs de très loin.

Pour ce qui est des réglages, inutile d'avoir une vitesse de 1/1000e de seconde, à 1/200e, le coureur sera déjà figé. Je travaille principalement en priorité ouverture, afin de régler cette dernière, tout en contrôlant la vitesse d'obturation. Ainsi, je peux obtenir la profondeur de champ souhaitée. Par contre, il faut éviter de descendre sous les 1/200e de seconde, sans quoi le coureur risque d'être flou. A moins de vouloir réaliser un filé....chose dont je parlerai dans un prochain billet.

Mais il faut de l'entraînement....et mon appareil bénéficie d'un autofocus prédictif bien utile dans ce cas. On vise le cycliste...et l'autofocus anticipe son réglage. On a plus qu'à déclencher quand on veut prendre la photo. Et pourtant, mon Canon EOS 350D commence à dater et les nouveaux appareils réflex, voir même les bridge, ont dû faire de nombreux progrès sur ce point.

Utilité du flash

Le flash peut bien sûr servir en cas de mauvais temps ou de faible luminosité, mais il peut aussi servir s'il fait très beau.

Comme je l'indiquais plus haut, il faut se placer avec le soleil dans le dos...mais ce n'est pas toujours évident. Si vous avez le soleil de côté, voire de face, le flash vous sera d'un grand secours et vous évitera d'avoir le visage du coureur tout noir. Exemple sur cette photo :

Le soleil était légèrement du côté droit, j'ai donc utilisé le flash afin d'éclairer le coureur. Ainsi, son visage n'est pas dans l'ombre.

Idem sur cette photo, où on voit bien avec l'ombre du coureur que j'ai le soleil quasiment en face.

Sans le flash, le coureur aurait été en plein contre-jour....et donc très sombre.